Montpellier (34)

Sa population de près de 300 000 habitants fait de Montpellier la septième ville de France. Elle a augmenté de façon ininterrompue depuis 1945. Dans les années 1990, la ville connaît l'une des plus fortes croissances démographiques du pays. Elle reste une ville pauvre avec un taux de chômage très élevé. Ses 70 000 étudiants font de Montpellier l'une des villes qui compte la plus forte proportion d'étudiants après Clermont-Ferrand et Poitiers.
L'histoire débute il y a 11 500 ans avec un campement de chasseurs mais le nom de Montpellier n'apparaît pour la première fois qu'en 985 dans une donation du compte Bernard de Melgueil au chevalier Guilhem en remerciement de son dévouement. Ses héritiers construisent un bourg doté d'un château et d'une chapelle puis d'une enceinte fortifiée protégée par des tours dès 1196. Sa situation géographique entre l'Espagne et l'Italie, sa proximité de la via Domitia et du port de Lattes, la présence de canaux, d'étangs et du Lez permettent à la ville de se développer. Elle devient un centre d'échanges entre le nord et le sud de l'Europe à partir du XIIème siècle. Doreurs, orfèvres, drapiers et changeurs s'y installent. Montpellier est un centre important pour le commerce dans tout le royaume de France des épices venues d'Orient, d'Extrême-Orient et d'Afrique. Située sur les chemins vers Saint Jacques de Compostelle, elle connaît l'afflux de pélerins qui sont accueillis au sein d'institutions charitables et hospitalières. Médecins juifs et arabes chassés d'Espagne s'installent à la faculté de médecine fondée en 1220 par le cardinal Conrad, légat du pape Honorius III. Montpellier est déjà au XIIème siècle une ville très cosmopolite. A la fin du XIIIème siècle, la renommée de son université de médecine qui accueille des savants de toutes les confessions est déjà immense. En novembre 1202, Guilhem VIII meurt avec pour seule héritière sa fille Marie issue d'un premier mariage; son second mariage n'ayant pas été légitimé par le pape Innocent III. La régence est pourtant assurée par certains magistrats de la ville en attendant que son jeune fils Guihlem né de son second mariage soit en âge de lui succéder. En 1204, une révolte éclate et provoque l'abdication de Guilhem IX au profit de Marie de Montpellier. Un mariage est rapidement organisé avec Pierre II d'Aragon. Les habitants de Montpellier sont autorisés à présenter au couple un recueil de leurs droits, coutumes et privilèges. Le texte est approuvé par le nouveau seigneur de Montpellier. La Grande Charte fonde le gouvernement communal de Montpellier. La ville connait son apogée sous le règne des rois d'Aragon puis de Majorque entre 1204 et 1349. Jacques Ier, fils de Pierre II et de Marie, réunit à Motpellier une cour brillante. La ville se développe et s'enrichit grâce au commerce et à sa production de vins. Sa population augmente considérablement. Jacques Ier partage ses possessions entre ses deux fils Pierre et Jacques. En 1276, la seigneurie de Montpellier revient à Jacques II, roi de Majorque et comte de Roussillon. En 1349, la ville est rattachée au royaume de France après que Jacques III de Majorque ruiné l'ait vendue à Philippe VI. Montpellier compte parmi les villes les plus peuplées du royaume aux côtés de Toulouse et de Rouen. Les écoles de médecine et de droit se voient accorder le statut d'universités par le pape Nicolas IV.
Au cours de la seconde moitié du XIVème siècle, la ville est touchée par la Grande peste qui décime sa population. De nombreux habitants fuient la cité.
Au XVème siècle, l'activité du port de Lattes et le génie mercantile de Jacques Coeur, grand argentier de Charles VII permettent à la ville de se redresser. La faculté de médecine est dotée d'un jardin des Plantes, aujourd'hui le plus ancien de France. Le siège épiscopal quitte Maguelone pour s'établir à Montpellier. La cathédrale Saint Pierre est construite.
Au XVIème siècle, beaucoup d'habitant adhèrent à la réforme protestante et Montpellier devient un bastion du protestantisme. Les guerres de Religion entrainent la destruction de la plupart des édifices catholiques. La cathédrale est épargnée mais souffre durablement des dégradations commises. En 1577, le palais royal est détruit. En 1598, l'édit de Nantes apporte deux décénies de paix mais, en 1622, Louis XIII dirige le siège de la ville rebelle qui capitule après deux mois de siège. L'autorité du roi est rétablie et on assiste au retour de la domination catholique. Les temples protestants sont détruits et les pasteurs bannis. Après la reconquête par le pouvoir royal et catholique, la ville se pare de nombreux hôtels particuliers. La place de la Comédie et l'Arc de Triomphe datent du XVIIème siècle. L'aqueduc des Arceaux achemine l'eau depuis Saint Clément de Rivière à partir de 1765. A son extrêmité, est construit un superbe château d'eau qui domine l'esplanade du Peyrou.
Le développement de la viticulture au XIXème siècle va entrainer une métamorphose de la ville : création du musée Fabre, construction du palais de justice et de la préfecture, traçage de nouvelles rues, construction du Grand Théâtre qui est inauguré en 1888, ouverture d'un réseau de tramways hippomobiles en 1880 et de tramways électrifiés à partir de 1897, ouverture du premier lycée de jeunes filles de France en 1881. La ville s'étend ensuite vers ses faubourgs. Le phylloxera puis la surproduction viticole marquent un coup d'arrêt au développement de la ville. L'aménagement de la place de la Comédie date de 1885 à 1900. En 1907, la constestation vigneronne gagne le midi de la France. Le 9 juin, de 600 000 à 800 000 personnes se rassemblent sur la place de la Comédie constituant le plus grand rassemblement sous la Troisième République. Tous les partis politiques, des royalistes aux radicaux, soutiennent le mouvement qui a aussi l'appui de 50 000 personnes qui défilent dans les rues d'Alger de l'autre côté de la Méditerranée. C'est l'un des nombreux épisodes de la révolte des vignerons de 1907. La surproduction est absorbée avec la Première guerre mondiale.
Montpellier fait partie de la zone libre pendant la Seconde guerre mondiale. La ville est le lieu de rencontre entre Franco et Pétain accompagné de l'amiral Darlan le 13 février 1941. Jean Moulin séjourne à Montpellier pendant un partie importante de la guerre. La ville est bombardée à plusieurs reprises.
Après la guerre, le réseau de tramways est démantelé pour faire face au trafic automobile de plus en plus dense. De 1960 à 1980, la population de la ville augmente significativement avec l'arrivée de nombreux pieds-noirs puis d'immigrés en provenance de tous les pays arabes du pourtour méditerranéen. En 2000, un nouveau réseau de tramways est inauguré. De nouveaux quartiers sont aménagés: quartier de l'Antigone, bassin Jacques Coeur. Le stade de rugby Yves du Manoir est inauguré en 2010. De nombreux projets voient le jour comme la construction de la ligne TGV Nîmes - Montpellier.

A voir aussi le parc zoologique de Lunaret.

Tour de la Babote / Tour des Pins
 
 
Rue Jean Moulin
 
 
Eglise Saint Roch
 
Place Saint Roch
 
 
Quartier Saint Anne
 
Arc de Triomphe
 
Place royale du Peyrou
 
Aqueduc Saint Clément
 
Château d'eau
 
Jardin des Plantes
 
 
 
 

 

Mémorial Rabelais
 
Faculté de médecine
 
Cathédrale Saint Pierre
 
 
 
 
 
Place de la Canourgue
 
 
Agora
 
Place de la Comédie
 
Les Trois Grâces
 
 
Opéra Comédie
 
 
Esplanade Charles de Gaulle
 
Jardin du Champ de Mars
 
Corum
 
Porte du Pila Saint Gély
 
 
Centre commercial Le Polygone
 
 
Place P Bec
 
 
Place de Thessalie
 
 
Place Dionysos
 
Place de l'Europe
 
 
Hôtel de région
 
 
 
Mes commentaires:
Très belle ville qui se visite à pied à l'ombre des ruelles de la vieille ville ou des arbres des quartiers plus récents. Chaque quartier a son intérêt. Le jardin botanique mérite d'être remis en état rapidement.