Forts de
Bron et de Saint Priest (69)
- Le fort de Bron est un ouvrage militaire qui faisait
partie de la deuxième ceinture de protection de la ville
de Lyon. Il a été construit entre 1875 et 1877. Sa
construction a été décidée à la suite de la guerre
franco-prussienne de 1870 qui a fait perdre à la France
l'Alsace et la Lorraine (traité de Francfort de 1870).
Il fait partie d'un système de défense constitué des
forts de Bron, de Vancia, de Feyzin et du Mont Verdun.
Chacun de ces forts était équipé d'une artillerie
importante, pouvait stocker une grande quantité de
poudre et accueillir des soldats en nombre.
- Le fort de Bron domine la plaine du Rhône jusqu'à Saint-Priest.
Entre 1875 et 1885, il est complété par les batteries
de Lessivas et de Parilly et une enceinte fortifiée avec
quatre bastions. Seul substiste aujourd'hui le fort de
Bron. C'est un ouvrage de forme octogonale, entouré d'un
fossé circulaire profond de 6 à 8 mètres et large de
12 à 14 mètres. Ses bâtiments occupaient une surface
de 1500 m² et pouvaient accueillir 841 hommes et une
dizaine de chevaux. Le pont qui permettait l'accès au
fort était escamotable latéralement, glissant sur des
rouleaux d'acier. Il était équipé de 45 pièces d'artillerie
comprenant canons, canons légers et mortiers.
- Les progrès de l'artillerie rendent très vite le fort
inopérant, vulnérable et inadapté pour la défense de
Lyon. Pendant la Première Guerre mondiale, il est
utilisé comme caserne et dépôt de matériel militaire.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les allemands l'utilisent
comme prison. Après la guerre, il devient une annexe de
la base aérienne de Bron jusqu'à son déclassement en
1963. En 1975, le Grand Lyon achète le fort pour y
construire deux réservoirs d'eau. Un projet de combler
les fossés est abandonné. Après des négociations avec
les autorités militaires, la commune de Bron finit par
acheter le fort. Le fort de Bron est aujourd'hui géré
par une association créée en 1982. Il est ouvert au
public, accueille le musée de la Société Lyonnaise d'Histoire
de l'Aviation et de Documentation Aéronautique, une
grande exposition artisanale chaque année (début
octobre) et un parcours de santé. Il est aussi le
théatre de tournages de clips vidéos, de scènes de
films ou d'interviews.
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Entrée aménagée du fort
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Cellule de la prison
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Cour du Cavalier et réservoirs
d'eau
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Boulangerie
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Latrines
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Musée de la Société
Lyonnaise d'Histoire de l'Aviation et de Documentation
Aéronautique
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- Le fort de Saint-Priest a été construit entre 1887 et
1890 sur la commune du même nom. Il faisait partie de la
deuxième ceinture de Lyon. Ses bâtiments permettaient d'accueillir
hommes et équipements notamment cinq canons et des armes
plus légères et rapides pour la défense de l'arrière
et des fossés. Les fossés étaient protégés par des
caponnières, petits ouvrages bétonnés etintégrés
dans le mur de contre-escarpe. Ces constructions etaient
accessibles au moyen d'un pont-levis qui enjambait un
bassin rempli d'eau et qui servait aussi de porte en
tôle blindée. Aucune sortie de secours n'était prévue
pour la sortie des soldats occupant ces postes sauf à
traverser le fossé à la nage. Le fort est protégé par
une grille haute de quatre mètres qui couvre la partie
du fort orienté vers Lyon. Avant 1914, il servit de
dépôt d'armes et de munitions. Pendant la Première
Guerre mondiale, il est occupé par un détachement de
réservistes du 11ème régiment d'artillerie. En 1939,
la mission du fort était la défense du ciel. Dès 1940,
le fort est investi par l'armée italienne avant de
céder la place aux allemands qui s'en servent de dépôt
de matériel et de munitions. A leur départ le 24 août
1944, ils firent exploser la casemate centrale qu'ils n'avaient
pas eu le temps d'évacuer. Entre 1953 et 1958, l'entreprise
Ricome y désamorce munitions et obus. Le fort est
racheté par la ville de Saint-Priest en 1969.
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- Casemate centrale en l'état /
Casemate centrale après l'explosion
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- Mes commentaires:
- Vsite de ces deux forts à l'occasion des Journées
Européennes du Patrimoine 2026. Seul le fort de Bron
vaut réellement le détour avec une visite guidée par
des membres passionnés de l'association qui gère le
fort. A noter que cet ouvrage militaire est également
ouvert à la visite chaque premier dimanche du mois.
