Mâcon (71)

Capitale du Mâconnais en région Bourgogne-Franche-Comté, Mâcon compte un peu plus de 35 000 habitants.
Matisco qui est évoqué par Jules César (Guerre des Gaules, Ier siècle avant JC) a probablement une origine ligure et aurait désigné une petite montagne ou une colline boisée. Son nom évolue ensuite à plusieurs reprises. Son nom actuel date du milieu du XVIIIème siècle.
Le site est occupé par le peuple celte des éduens qui y construit un oppidum et un port fluvial. La ville se développe rapidement au cours des deux premiers siècles de notre ère. Au IVème siècle, elle se fortifie. Au Moyen-äge, Mâcon est un comté rattaché au duché de Bourgogne. En 1239, Alix de Mâcon, veuve du comte Jean de Dreux et dernière comtesse, vend son comté au royaume de France. Mâcon est administrée localement. Cette autonomie se renforce lorsque Mâcon apporte son soutien à Philippe VI après sa défaite à la bataille de Crécy, qui oppose la France à l'Angleterre en août 1346. En 1474, Louis XI qui est en guerre contre le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, tente de s'emparer de la ville. Celle-ci résiste. En 1477, Louis XI confirme les privilèges du comté de Mâcon. En 1500, Mâcon est une petite ville prospère grâce au commerce. Elle se pare de nombreux édifices : églises, monastères, fortifications (quinze tours, quatre portes, deux poternes) et, dès 1493, se dote d'une imprimerie. En 1533, les doctrines de Calvin sont favorablement accueillies à Mâcon, ville marquée par l'inconduite de ses religieux. Charles IX s'arrête dans la ville en juin 1564 lors de son tour de France royal (1564 - 1566). Accompagné de la Cour et des Grands du royaume, il est accueilli par la reine Jeanne de Navarre, dite la "reine des protestants" et 1 500 huguenots. En septembre 1567, la ville est une nouvelle fois occupée par les troupes huguenotes de Jean de Lugny sans que les catholiques n'opposent de résistance. La ville n'est reprise que deux mois plus tard par les troupes du duc de Nevers. Les pluies continuelles de septembre 1602 font déborder la Saône qui inonde la ville. En 1790, Mâcon devient le chef-lieu du département de Saône-et-Loire nouvellement créé. En 1814, la ville est envahie par l'armée autrichienne puis libérée deux fois par les troupes françaises. Napoléon, de retour de l'Île d'Elbe, passe deux jours à Mâcon avant de poursuivre sa route vers Paris. Après les Cent-Jours, les autrichiens occupent à nouveau la ville. Entre 1773 et 1836, le territoire de la commune s'agrandit par plusieurs décisions royales. Mâcon gagne ainsi plusieurs nouveaux quartiers. Ces gains territoriaux se poursuivent sous la IIIème république avec le rattachement à Mâcon de nouvelles parcelles par décret (juillet 1877). Une caserne est construite pour accueillir près de 2 400 hommes. Le 6 août 1914, les soldats du 134ème régiment d'infanterie en garnison dans la caserne Duhesme, quittent Mâcon pour gagner le front. Durant la Seconde Guerre mondiale, Mâcon est la première ville en zone libre entre Paris et Lyon mais, dès novembre 1942, près de 800 soldats allemands s'installent dans la ville. Le commandement réquisitionne plusieurs bâtiments qui deviennent le siège de la Kommandantur ou celui de la Feldgendarmerie. Les casernes de la ville rendent les armes et les officiers sont arrêtés. La Résistance est présente à Mâcon mais la milice et la Feldgendarmerie assassinent ou tuent plusieurs résitants. Les 25 août 1944, des maquisards encerclent la ville. Le 3 septembre, l'armée allemande et les miliciens détruisent la gare et le pont de Genêve et endommagent le pont Saint-Laurent mais, dès le lendemain, la ville tombe aux mains des 1 500 maquisards de Cluny. Le même jour, les troupes débarquées en Provence arrivent dans la ville. L'armée de Lattre de Tassigny est ovationnée. Après la libération, plusieurs opérations d'urbanisme sont conduites. Mâcon fusionne avec la commune voisine de Flacé en 1965. Trois autres communes intègrent Mâcon en 1972. La ville se développe économiquement et démographiquement. Aujourd'hui, l'économie mâconnaise s'appuie sur plusieurs activités : viticulture, élevage, port fluvial industriel, métallurgie, logistique et transports routiers, plaisance fluviale.
 
 
Eglise (XIXème siècle, sur les plans de l'architecte Berthier, élève de Viollet le Duc)
 
 
 
 
 
 
Hôtel Montrevel (1750, agrandi en 1767 puis en 1880, mairie de Mâcon depuis 1792)
 
Hôtel Soufflot avec son tonneau à orphelins
 
Chambre de Commerce et d'Industrie
 
Quais de Saône
 
 
Statue d'Alphonse de Lamartine (1790 - 1869)
 
 
Pont Saint-Laurent
 
Maison de Bois (1490 - 1510, sans doute la maison la plus ancienne de Mâcon)
 
 
 
 
Préfecture
 
Vieux Saint-Vincent (église cathédrale du VIème siècle reconstruite à plusieurs reprises entre le VIIème et le XVIIème siècle)
 
Passage des Amphores
 
Maison du Bailli
 
Musée des Urdulines
 
Hôtel Chandon et hôtel Lamartine
 
Cathédrale Saint-Vincent (église Saint Napoléon, église Saint Louis puis cathédrale Saint Vincent)
 
 
 
 
 
Square de la Paix et Monument aux Morts
 
Hôtel Dieu
 
 
Place de la Barre
 
 
 
 
 
Hôtel Senecé (XVIIIème siècle, siège de l'Académie des Sciences, Art et Belles Lettres de Mâcon)
 
 
Mes commentaires:
L'office du Tourisme, situé à deux pas de l'église Saint Pierre, propose un parcours à pied pour découvrir la ville en 2 heures environ : "Tracé de la Plume" en mémoire d'Alphonse de Lamartine. Laissez vous guider par les plumes de bronze au sol et les totems devant chaque édifice. L'église Saint Pierre, point de départ de ce sympathique parcours, mériterait une profonde restauration.